MATARI’I’IN’IA
Un moment historique pour le Fenua
Cette année marque un tournant : pour la toute première fois, Matari‘i i nia a été célébré en Polynésie comme un jour férié officiel.
Ce geste symbolique n’est pas anodin. Il vient honorer nos ancêtres, ceux qui levaient les yeux vers le ciel pour lire les saisons, ceux qui vivaient en harmonie avec la nature et ses cycles, ceux qui savaient que chaque étoile a une histoire et que chaque retour du ciel annonce un retour de vie.
Ce jour férié, c’est une manière de dire : notre culture est vivante, elle continue, elle respire avec nous.
Photos Tahiti Tourisme
Le sens profond de Matari‘i i nia
Dans la tradition polynésienne, Matari‘i i nia correspond au lever des Pléiades, ce petit amas d’étoiles qui réapparaît à l’horizon juste avant l’aube.
Pour les anciens, ce moment signifiait l’ouverture d’un nouveau cycle : la fin de la saison sèche, le retour de l’abondance, l’arrivée d’une période où la mer est plus généreuse, les arbres plus fertiles, la terre plus prodigue.
Matari‘i i nia n’était pas seulement un repère astronomique ; c’était une invitation à célébrer la vie, à remercier les dieux, à se rassembler, à partager, à rétablir le lien entre l’humain et son environnement.
C’était un moment où le ciel guidait naturellement le rythme de la communauté.
Le lever des Pléiades dans le ciel Polynésien.
Une culture qui renaît dans le présent
Cette année, partout en Polynésie, des familles, des écoles, des associations, des entreprises et des groupes de voisins ont célébré Matari‘i i nia chacun à leur manière.
Certains se sont rassemblés dans les jardins, d’autres ont organisé des cérémonies culturelles, des chants, des danses, ou de simples moments de gratitude.
D’autres encore ont choisi d’honorer cette date chez eux, en famille, en observant le ciel ou en partageant autour d’un repas.
Confection et préparation de nos offrandes
Et nous aussi, chez Nani Travels, nous avons voulu ressentir et partager cette gratitude.
Le matin même, nous nous sommes retrouvés en équipe pour un moment de dépôt, de présence, de connexion, guidé par une cérémonie du kava.
Un instant simple mais puissant, pour remercier ce cycle qui s’ouvre et honorer les liens qui nous unissent.
Avec le cœur plein de reconnaissance, nous sommes ensuite allés à la rencontre de nos voisins, ceux de notre propre étage, pour leur offrir un peu de notre culture polynésienne.
Un geste humble, mais essentiel : partager l’abondance de cette nouvelle saison, rappeler que la culture vit lorsqu’elle circule d’une main à l’autre, d’un foyer à l’autre.
L’Equipe Nani Travels en route pour partager un peu plus de culture, de gratitude et de bienveillance
Transmettre : la clé pour que la culture vive
La célébration de Matari‘i i nia ne prend tout son sens que lorsque nous la partageons.
Expliquer aux plus jeunes pourquoi cette période est importante, raconter les légendes, montrer le ciel, parler de la mer, des cycles, des ancêtres… c’est ainsi que la transmission s’enracine.
Et cette transmission appartient à chacun d’entre nous.
Lorsque les enfants comprennent ce qu’est Matari‘i i nia, lorsqu’un adulte retrouve le sens de cette date, lorsqu’un ancien voit sa tradition honorée, la culture devient un pont entre les générations. Elle continue, elle s’adapte, elle s’épanouit.
Photo Tahiti Tourisme
Une célébration essentielle pour notre avenir
Matari‘i i nia nous rappelle que nous faisons partie d’un réseau vivant où tout est lié : les étoiles, les marées, les saisons, les humains.
Il nous ramène à une vérité simple : nous ne sommes pas séparés du monde qui nous entoure, nous en faisons partie.
Honorer ce moment, c’est honorer cette relation.
Dans un monde qui avance vite, Matari‘i i nia nous invite à ralentir, à observer, à ressentir, à remercier.
Et surtout, à continuer de faire vivre ce qui nous relie les uns aux autres.